| Actualités
Estimation de portrait : valeur des tableaux, dessins, pastels et autoportraits |
|
|
|
Estimation de portrait : valeur des tableaux, dessins, pastels et autoportraits
|
| |
| |
Faire estimer un portrait ou un autoportrait
Vous possédez un portrait, un autoportrait, un dessin de figure, un pastel ancien ou un tableau ? La valeur d’un portrait dépend d'un ensemble d'éléments considérer. Elle se construit à partir de plusieurs critères : l’artiste, l’époque, la technique, l’état de conservation, la qualité picturale, la provenance, la signature et parfois l’identité du modèle représenté.
Un portrait peut être signé ou non, ancien ou moderne, académique ou avant-gardiste, intime ou officiel. Certains portraits de famille ont une valeur essentiellement décorative ou patrimoniale ; d’autres peuvent présenter un véritable intérêt pour le marché de l’art, notamment lorsqu’ils sont signés par un artiste recherché, rattachés à une école importante ou accompagnés d’une provenance documentée.
ExpertiseEnLigne vous accompagne dans l’estimation de portraits peints, dessinés ou sculptés, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’un pastel, d’un dessin, d’une miniature, d’un portrait ancien, d’un portrait moderne ou d’un autoportrait d’artiste.
Vous souhaitez connaître la valeur de votre portrait ?
Envoyez-nous des photos de l’œuvre, du dos, de la signature, du cadre, des étiquettes et des éventuels documents de provenance pour obtenir une première estimation gratuite.
À retenir
Un portrait peut avoir de la valeur même lorsqu’il n’est pas signé, à condition que sa qualité, son époque, son style ou sa provenance permettent d’envisager une attribution sérieuse.
L’identité du modèle peut jouer un rôle important. Le portrait d’un artiste, d’un écrivain, d’un comédien, d’un personnage historique, d’un membre d’une famille connue ou d’un collectionneur peut susciter un intérêt supérieur à celui d’un portrait anonyme.
La signature constitue un indice, mais elle ne suffit jamais à authentifier une œuvre. Elle doit être étudiée avec la technique, le support, le style, la provenance et les comparaisons avec des œuvres connues de l’artiste.
Les portraits anciens, flamands, hollandais, français ou anglais doivent être examinés avec attention : support, châssis, panneau, inscriptions, costume, cadre, restaurations et provenance peuvent fortement influencer leur valeur.
Pour les portraits modernes et les autoportraits, l’authenticité, la période de création, la technique et la provenance sont déterminantes. Un autoportrait authentifié d’un artiste reconnu peut, par exemple, susciter un intérêt beaucoup plus important qu’un simple portrait de modèle anonyme.
Une estimation fiable nécessite des photographies précises : face, dos, détails du visage, mains, signature, inscriptions, cadre, étiquettes, accidents et documents disponibles.
Qu’est-ce qu’un portrait ?
Un portrait est une œuvre représentant une personne réelle ou supposée, identifiable ou non. Il peut s’agir d’un portrait peint, dessiné, modelé ou sculpté. Le portrait ne se limite pas à la ressemblance physique : il peut exprimer un rang social, une fonction, une personnalité, une émotion, une appartenance familiale ou une vision plus intérieure du modèle.
On distingue notamment :
- le portrait individuel ;
- le portrait de famille ;
- le portrait d’apparat ;
- le portrait bourgeois ;
- le portrait d’enfant ;
- le portrait de femme ;
- le portrait d’artiste ;
- le portrait collectif ;
- l’autoportrait.
L’autoportrait occupe une place particulière. Il ne représente pas seulement un visage : il montre la manière dont l’artiste choisit de se présenter lui-même. Lorsqu’il est authentique et rattaché à un artiste identifié, l’autoportrait peut présenter un intérêt artistique et commercial important.
Histoire du portrait : du portrait ancien au portrait moderne
Le portrait ancien : statut, mémoire et représentation sociale
Le portrait occupe une place majeure dans l’histoire de l’art. Dès l’Antiquité, il sert à conserver l’image d’un individu, à affirmer un pouvoir ou à transmettre une mémoire. À la Renaissance, le développement du portrait accompagne l’essor des cours européennes, des mécènes, des familles princières et de la bourgeoisie marchande.
Le portrait devient alors un instrument social autant qu’artistique. Il met en scène un visage, mais aussi un rang, une fonction, une richesse, une alliance ou une filiation. Les vêtements, les bijoux, les armoiries, les livres, les paysages ou les éléments d’architecture ne sont jamais neutres : ils participent à la lecture de l’œuvre.
Le portrait au XVIIe siècle
Au XVIIe siècle, le portrait connaît un développement considérable en Europe. Dans les pays flamands et hollandais, la prospérité des élites urbaines favorise la commande de portraits individuels, conjugaux, familiaux ou collectifs. Les portraits flamands et hollandais se reconnaissent souvent à leur précision technique, à l’attention portée aux étoffes, aux collerettes, aux bijoux, aux armures et à la psychologie du modèle.
En France, le portrait d’apparat et le portrait de cour se développent autour de la noblesse et du pouvoir royal. Certains peintres, comme Nicolas de Largillière, contribuent à renouveler le genre par la richesse de la matière picturale, le raffinement des attitudes et la représentation de la haute société.
Au XVIIIe siècle, le portrait se diffuse largement au sein des élites européennes. Les artistes français, anglais et italiens développent des approches variées : portrait d’apparat, portrait intime, portrait mondain, portrait d’enfant, pastel, miniature, dessin préparatoire ou étude de tête.
Le pastel connaît alors un succès important, notamment pour sa finesse, sa rapidité d’exécution et la douceur de ses effets. Les miniatures, souvent conservées dans des écrins, médaillons ou objets personnels, constituent également un domaine spécifique du marché.
Le portrait au XIXe siècle
Au XIXe siècle, le portrait accompagne les transformations de la société. La bourgeoisie commande de nombreux portraits familiaux, tandis que les artistes romantiques, réalistes, académiques et impressionnistes renouvellent le rapport au modèle.
Le portrait n’est plus seulement une image sociale. Il devient parfois une étude psychologique, un fragment d’intimité, une scène familiale ou une recherche picturale. Les portraits de femmes, d’enfants, d’artistes, d’écrivains, de musiciens ou de personnalités publiques sont particulièrement fréquents.
Le portrait moderne et les avant-gardes
Au XXe siècle, le portrait change profondément. La ressemblance n’est plus toujours l’objectif principal. Les artistes modernes déforment, simplifient, stylisent ou fragmentent le visage pour exprimer une vision intérieure, une tension psychologique ou une recherche formelle.
Avec l’École de Paris, le cubisme, le fauvisme, l’expressionnisme, le surréalisme ou les avant-gardes, le portrait devient un terrain d’expérimentation.
Comment reconnaître un portrait de valeur ?
Reconnaître un portrait de valeur ne consiste pas seulement à lire une signature. Il faut examiner l’œuvre comme un ensemble : sujet, époque, technique, support, qualité d’exécution, état, provenance et cohérence stylistique.
L’époque d’un portrait peut être suggérée par le costume, la coiffure, la posture, le format, le type de support, le châssis, le cadre ou les inscriptions. Un portrait ancien sur panneau, un pastel XVIIIe, un portrait bourgeois du XIXe siècle ou un portrait moderne signé ne relèvent pas du même marché.
La technique influence fortement l’estimation. Une huile sur toile, une huile sur panneau, un pastel, un dessin au fusain, une aquarelle, une miniature ou une estampe ne se valorisent pas de la même manière.
La technique doit être observée avec précision. Un portrait peint à l’huile n’a pas la même valeur qu’une reproduction imprimée. Un dessin original n’a pas la même nature qu’une gravure. Un pastel ancien doit être examiné avec prudence, car cette technique est fragile et sensible à l’humidité, à la lumière et aux frottements.
La signature peut renforcer l’intérêt d’un portrait, mais elle ne garantit pas son authenticité. Elle peut avoir été ajoutée, déplacée, restaurée ou mal interprétée. L’analyse doit toujours comparer la signature avec le style, la facture, le support, la période supposée et les œuvres connues de l’artiste.
À l’inverse, un portrait non signé peut avoir de la valeur. Certains portraits anciens, certaines œuvres d’atelier, certains portraits familiaux ou certaines œuvres modernes non signées peuvent être intéressants lorsque la provenance, la qualité ou l’attribution sont solides.
L’identité de la personne représentée peut modifier fortement l’intérêt d’un portrait. Un portrait anonyme de belle qualité peut déjà présenter un intérêt décoratif ou historique. Mais un portrait représentant une personnalité identifiée — artiste, écrivain, comédienne, militaire, mécène, collectionneur, aristocrate, personnalité politique ou membre d’une famille documentée — peut attirer davantage l’attention.
Les inscriptions au dos, les étiquettes anciennes, les archives familiales, les photographies anciennes, les inventaires de succession ou les correspondances peuvent aider à identifier le modèle.
La provenance désigne l’histoire connue de l’œuvre : anciens propriétaires, collections, ventes publiques, factures, certificats, expositions, étiquettes de galerie, cachets, inventaires ou documents familiaux. Une provenance sérieuse ne remplace pas l’expertise, mais elle renforce la confiance et peut améliorer l’intérêt du marché.
L’état joue un rôle essentiel. Un portrait peut être affaibli par un vernis jauni, des repeints, des restaurations anciennes, des accidents, des déchirures, un rentoilage, des soulèvements de matière, des manques ou des déformations.
Pour les dessins, pastels et miniatures, il faut vérifier les taches, l’insolation, les moisissures, les frottements, les déchirures, l’état du papier et la qualité de l’encadrement.
Les principaux types de portraits
|
Type de portrait
|
Caractéristiques
|
Intérêt pour l’estimation
|
| Portrait d’apparat |
Grand format, costume soigné, décor architectural, symboles de pouvoir |
Fort potentiel si l’artiste, l’époque, le modèle ou la provenance sont identifiables |
| Portrait bourgeois |
Modèle représenté avec sobriété, souvent en buste ou à mi-corps |
Intérêt variable selon la qualité, l’époque, l’état et l’attribution |
| Portrait de famille |
Œuvre conservée dans une descendance, modèle parfois identifié par tradition orale |
Peut être modeste ou important selon l’artiste, la provenance et la documentation |
| Portrait d’enfant |
Sujet intime, souvent recherché lorsque la qualité picturale est élevée |
Intérêt renforcé si l’artiste est identifié ou si l’œuvre est touchante et bien conservée |
| Portrait de femme |
Sujet très fréquent du XVIIIe au XXe siècle |
Valeur liée à l’artiste, à la technique, au raffinement et à l’état |
| Portrait d’homme |
Souvent associé à une fonction sociale, militaire, politique ou professionnelle |
Les inscriptions, costumes et attributs peuvent être déterminants |
| Autoportrait |
L’artiste se représente lui-même |
Catégorie particulièrement sensible à l’authenticité et à la documentation |
| Miniature |
Petit format sur ivoire, cuivre, vélin, papier ou émail |
Marché spécifique ; attention aux matériaux réglementés |
| Pastel |
Technique poudreuse, fragile, souvent associée aux XVIIIe et XIXe siècles |
État de conservation essentiel |
| Portrait dessiné |
Fusain, pierre noire, sanguine, crayon, encre, aquarelle |
Intérêt important si le dessin est original, attribuable ou préparatoire |
| Portrait sculpté |
Buste, médaillon, bronze, terre cuite, plâtre, marbre |
Intérêt à déterminer en fonction de la cote du sculpteur et de l’identité du modèle |
Artistes portraitistes recherchés sur le marché
Certains artistes sont particulièrement associés à l’histoire du portrait et restent présents sur le marché de l’art. Leur nom peut constituer un indice intéressant lorsqu’il apparaît sur un tableau, un pastel, un dessin ou une œuvre conservée en famille. Une signature ne suffit toutefois jamais à garantir l’authenticité : l’œuvre doit être étudiée avec son support, sa provenance, son état de conservation, sa qualité d’exécution et sa cohérence stylistique.
|
Artiste
|
Période
|
Œuvres particulièrement recherchées
|
| Nicolas de Largillière |
Portrait français, XVIIe-XVIIIe siècle |
Huile sur toile, portrait d’apparat, de magistrats, de femmes et d’enfants. |
| Hyacinthe Rigaud |
Portrait français, Grand Siècle |
Grand portrait d’homme, portrait en armure, portrait aristocratique, portrait de magistrat. |
| Jean-Marc Nattier |
Portrait français, XVIIIe siècle |
Portraits féminins raffinés, souvent liés à l’aristocratie et au goût du XVIIIe siècle. |
| Léon Bonnat |
Portrait académique, XIXe siècle |
Grand portrait d’homme, portrait de notable, portrait officiel de la IIIe République, huile sur toile signée. |
| Carolus-Duran |
Portrait mondain, XIXe siècle |
Portrait de femme, portrait mondain, grand format, huile sur toile signée. |
| Giovanni Boldini |
Belle Époque |
L’un des grands portraitistes mondains de la Belle Époque, particulièrement recherché pour ses portraits féminins nerveux et élégants. |
| Paul-César Helleu |
Belle Époque |
Très apprécié pour ses portraits féminins, pastels, dessins et pointes sèches d’élégantes. |
| Jacques-Émile Blanche |
Fin XIXe-début XXe siècle |
Portrait d’écrivain, portrait d’artiste, portrait mondain, autoportrait, huile ou dessin signé. Intéressant lorsque le modèle est identifié. |
| Bernard Boutet de Monvel |
Art déco, XXe siècle |
Portrait Art déco, autoportrait, dessin préparatoire, portrait mondain, œuvre avec provenance. |
| Kees Van Dongen |
Fauvisme, École de Paris |
Artiste majeur pour le portrait moderne féminin, notamment les figures mondaines et les portraits stylisés. |
| Léonard Foujita |
École de Paris |
Recherché pour ses portraits, figures féminines, enfants, jeunes filles et dessins à la ligne fine. |
| Moïse Kisling |
École de Paris |
Portrait de femme, jeune fille, figure assise, souvent recherché lorsqu’il est signé et de bonne période. |
| Chaïm Soutine |
École de Paris, expressionnisme |
Très recherché pour ses portraits expressifs, notamment figures de cuisiniers, garçons d’hôtel, enfants de chœur et modèles populaires. |
| Marie Laurencin |
École de Paris |
Portraits féminins stylisés, aux tonalités douces, avec un marché actif pour les peintures et dessins originaux. |
| Jean-Gabriel Domergue |
Portrait mondain, XXe siècle |
Portrait de Parisienne, portrait féminin élégant. |
Quelques résultats de ventes d'œuvres de l'École de Paris présentées par ExpertiseEnLigne.com
|
|
|
Faire estimer un portrait ou un autoportrait
Vous possédez un portrait, un autoportrait, un dessin de figure, un pastel ancien ou un tableau ? La valeur d’un portrait dépend d'un ensemble d'éléments considérer. Elle se construit à partir de plusieurs critères : l’artiste, l’époque, la technique, l’état de conservation, la qualité picturale, la provenance, la signature et parfois l’identité du modèle représenté.
Un portrait peut être signé ou non, ancien ou moderne, académique ou avant-gardiste, intime ou officiel. Certains portraits de famille ont une valeur essentiellement décorative ou patrimoniale ; d’autres peuvent présenter un véritable intérêt pour le marché de l’art, notamment lorsqu’ils sont signés par un artiste recherché, rattachés à une école importante ou accompagnés d’une provenance documentée.
ExpertiseEnLigne vous accompagne dans l’estimation de portraits peints, dessinés ou sculptés, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’un pastel, d’un dessin, d’une miniature, d’un portrait ancien, d’un portrait moderne ou d’un autoportrait d’artiste.
Vous souhaitez connaître la valeur de votre portrait ?
Envoyez-nous des photos de l’œuvre, du dos, de la signature, du cadre, des étiquettes et des éventuels documents de provenance pour obtenir une première estimation gratuite.
À retenir
Un portrait peut avoir de la valeur même lorsqu’il n’est pas signé, à condition que sa qualité, son époque, son style ou sa provenance permettent d’envisager une attribution sérieuse.
L’identité du modèle peut jouer un rôle important. Le portrait d’un artiste, d’un écrivain, d’un comédien, d’un personnage historique, d’un membre d’une famille connue ou d’un collectionneur peut susciter un intérêt supérieur à celui d’un portrait anonyme.
La signature constitue un indice, mais elle ne suffit jamais à authentifier une œuvre. Elle doit être étudiée avec la technique, le support, le style, la provenance et les comparaisons avec des œuvres connues de l’artiste.
Les portraits anciens, flamands, hollandais, français ou anglais doivent être examinés avec attention : support, châssis, panneau, inscriptions, costume, cadre, restaurations et provenance peuvent fortement influencer leur valeur.
Pour les portraits modernes et les autoportraits, l’authenticité, la période de création, la technique et la provenance sont déterminantes. Un autoportrait authentifié d’un artiste reconnu peut, par exemple, susciter un intérêt beaucoup plus important qu’un simple portrait de modèle anonyme.
Une estimation fiable nécessite des photographies précises : face, dos, détails du visage, mains, signature, inscriptions, cadre, étiquettes, accidents et documents disponibles.
Qu’est-ce qu’un portrait ?
Un portrait est une œuvre représentant une personne réelle ou supposée, identifiable ou non. Il peut s’agir d’un portrait peint, dessiné, modelé ou sculpté. Le portrait ne se limite pas à la ressemblance physique : il peut exprimer un rang social, une fonction, une personnalité, une émotion, une appartenance familiale ou une vision plus intérieure du modèle.
On distingue notamment :
- le portrait individuel ;
- le portrait de famille ;
- le portrait d’apparat ;
- le portrait bourgeois ;
- le portrait d’enfant ;
- le portrait de femme ;
- le portrait d’artiste ;
- le portrait collectif ;
- l’autoportrait.
L’autoportrait occupe une place particulière. Il ne représente pas seulement un visage : il montre la manière dont l’artiste choisit de se présenter lui-même. Lorsqu’il est authentique et rattaché à un artiste identifié, l’autoportrait peut présenter un intérêt artistique et commercial important.
Histoire du portrait : du portrait ancien au portrait moderne
Le portrait ancien : statut, mémoire et représentation sociale
Le portrait occupe une place majeure dans l’histoire de l’art. Dès l’Antiquité, il sert à conserver l’image d’un individu, à affirmer un pouvoir ou à transmettre une mémoire. À la Renaissance, le développement du portrait accompagne l’essor des cours européennes, des mécènes, des familles princières et de la bourgeoisie marchande.
Le portrait devient alors un instrument social autant qu’artistique. Il met en scène un visage, mais aussi un rang, une fonction, une richesse, une alliance ou une filiation. Les vêtements, les bijoux, les armoiries, les livres, les paysages ou les éléments d’architecture ne sont jamais neutres : ils participent à la lecture de l’œuvre.
Le portrait au XVIIe siècle
Au XVIIe siècle, le portrait connaît un développement considérable en Europe. Dans les pays flamands et hollandais, la prospérité des élites urbaines favorise la commande de portraits individuels, conjugaux, familiaux ou collectifs. Les portraits flamands et hollandais se reconnaissent souvent à leur précision technique, à l’attention portée aux étoffes, aux collerettes, aux bijoux, aux armures et à la psychologie du modèle.
En France, le portrait d’apparat et le portrait de cour se développent autour de la noblesse et du pouvoir royal. Certains peintres, comme Nicolas de Largillière, contribuent à renouveler le genre par la richesse de la matière picturale, le raffinement des attitudes et la représentation de la haute société.
Au XVIIIe siècle, le portrait se diffuse largement au sein des élites européennes. Les artistes français, anglais et italiens développent des approches variées : portrait d’apparat, portrait intime, portrait mondain, portrait d’enfant, pastel, miniature, dessin préparatoire ou étude de tête.
Le pastel connaît alors un succès important, notamment pour sa finesse, sa rapidité d’exécution et la douceur de ses effets. Les miniatures, souvent conservées dans des écrins, médaillons ou objets personnels, constituent également un domaine spécifique du marché.
Le portrait au XIXe siècle
Au XIXe siècle, le portrait accompagne les transformations de la société. La bourgeoisie commande de nombreux portraits familiaux, tandis que les artistes romantiques, réalistes, académiques et impressionnistes renouvellent le rapport au modèle.
Le portrait n’est plus seulement une image sociale. Il devient parfois une étude psychologique, un fragment d’intimité, une scène familiale ou une recherche picturale. Les portraits de femmes, d’enfants, d’artistes, d’écrivains, de musiciens ou de personnalités publiques sont particulièrement fréquents.
Le portrait moderne et les avant-gardes
Au XXe siècle, le portrait change profondément. La ressemblance n’est plus toujours l’objectif principal. Les artistes modernes déforment, simplifient, stylisent ou fragmentent le visage pour exprimer une vision intérieure, une tension psychologique ou une recherche formelle.
Avec l’École de Paris, le cubisme, le fauvisme, l’expressionnisme, le surréalisme ou les avant-gardes, le portrait devient un terrain d’expérimentation.
Comment reconnaître un portrait de valeur ?
Reconnaître un portrait de valeur ne consiste pas seulement à lire une signature. Il faut examiner l’œuvre comme un ensemble : sujet, époque, technique, support, qualité d’exécution, état, provenance et cohérence stylistique.
L’époque d’un portrait peut être suggérée par le costume, la coiffure, la posture, le format, le type de support, le châssis, le cadre ou les inscriptions. Un portrait ancien sur panneau, un pastel XVIIIe, un portrait bourgeois du XIXe siècle ou un portrait moderne signé ne relèvent pas du même marché.
La technique influence fortement l’estimation. Une huile sur toile, une huile sur panneau, un pastel, un dessin au fusain, une aquarelle, une miniature ou une estampe ne se valorisent pas de la même manière.
La technique doit être observée avec précision. Un portrait peint à l’huile n’a pas la même valeur qu’une reproduction imprimée. Un dessin original n’a pas la même nature qu’une gravure. Un pastel ancien doit être examiné avec prudence, car cette technique est fragile et sensible à l’humidité, à la lumière et aux frottements.
La signature peut renforcer l’intérêt d’un portrait, mais elle ne garantit pas son authenticité. Elle peut avoir été ajoutée, déplacée, restaurée ou mal interprétée. L’analyse doit toujours comparer la signature avec le style, la facture, le support, la période supposée et les œuvres connues de l’artiste.
À l’inverse, un portrait non signé peut avoir de la valeur. Certains portraits anciens, certaines œuvres d’atelier, certains portraits familiaux ou certaines œuvres modernes non signées peuvent être intéressants lorsque la provenance, la qualité ou l’attribution sont solides.
L’identité de la personne représentée peut modifier fortement l’intérêt d’un portrait. Un portrait anonyme de belle qualité peut déjà présenter un intérêt décoratif ou historique. Mais un portrait représentant une personnalité identifiée — artiste, écrivain, comédienne, militaire, mécène, collectionneur, aristocrate, personnalité politique ou membre d’une famille documentée — peut attirer davantage l’attention.
Les inscriptions au dos, les étiquettes anciennes, les archives familiales, les photographies anciennes, les inventaires de succession ou les correspondances peuvent aider à identifier le modèle.
La provenance désigne l’histoire connue de l’œuvre : anciens propriétaires, collections, ventes publiques, factures, certificats, expositions, étiquettes de galerie, cachets, inventaires ou documents familiaux. Une provenance sérieuse ne remplace pas l’expertise, mais elle renforce la confiance et peut améliorer l’intérêt du marché.
L’état joue un rôle essentiel. Un portrait peut être affaibli par un vernis jauni, des repeints, des restaurations anciennes, des accidents, des déchirures, un rentoilage, des soulèvements de matière, des manques ou des déformations.
Pour les dessins, pastels et miniatures, il faut vérifier les taches, l’insolation, les moisissures, les frottements, les déchirures, l’état du papier et la qualité de l’encadrement.
Les principaux types de portraits
|
Type de portrait
|
Caractéristiques
|
Intérêt pour l’estimation
|
| Portrait d’apparat |
Grand format, costume soigné, décor architectural, symboles de pouvoir |
Fort potentiel si l’artiste, l’époque, le modèle ou la provenance sont identifiables |
| Portrait bourgeois |
Modèle représenté avec sobriété, souvent en buste ou à mi-corps |
Intérêt variable selon la qualité, l’époque, l’état et l’attribution |
| Portrait de famille |
Œuvre conservée dans une descendance, modèle parfois identifié par tradition orale |
Peut être modeste ou important selon l’artiste, la provenance et la documentation |
| Portrait d’enfant |
Sujet intime, souvent recherché lorsque la qualité picturale est élevée |
Intérêt renforcé si l’artiste est identifié ou si l’œuvre est touchante et bien conservée |
| Portrait de femme |
Sujet très fréquent du XVIIIe au XXe siècle |
Valeur liée à l’artiste, à la technique, au raffinement et à l’état |
| Portrait d’homme |
Souvent associé à une fonction sociale, militaire, politique ou professionnelle |
Les inscriptions, costumes et attributs peuvent être déterminants |
| Autoportrait |
L’artiste se représente lui-même |
Catégorie particulièrement sensible à l’authenticité et à la documentation |
| Miniature |
Petit format sur ivoire, cuivre, vélin, papier ou émail |
Marché spécifique ; attention aux matériaux réglementés |
| Pastel |
Technique poudreuse, fragile, souvent associée aux XVIIIe et XIXe siècles |
État de conservation essentiel |
| Portrait dessiné |
Fusain, pierre noire, sanguine, crayon, encre, aquarelle |
Intérêt important si le dessin est original, attribuable ou préparatoire |
| Portrait sculpté |
Buste, médaillon, bronze, terre cuite, plâtre, marbre |
Intérêt à déterminer en fonction de la cote du sculpteur et de l’identité du modèle |
Artistes portraitistes recherchés sur le marché
Certains artistes sont particulièrement associés à l’histoire du portrait et restent présents sur le marché de l’art. Leur nom peut constituer un indice intéressant lorsqu’il apparaît sur un tableau, un pastel, un dessin ou une œuvre conservée en famille. Une signature ne suffit toutefois jamais à garantir l’authenticité : l’œuvre doit être étudiée avec son support, sa provenance, son état de conservation, sa qualité d’exécution et sa cohérence stylistique.
|
Artiste
|
Période
|
Œuvres particulièrement recherchées
|
| Nicolas de Largillière |
Portrait français, XVIIe-XVIIIe siècle |
Huile sur toile, portrait d’apparat, de magistrats, de femmes et d’enfants. |
| Hyacinthe Rigaud |
Portrait français, Grand Siècle |
Grand portrait d’homme, portrait en armure, portrait aristocratique, portrait de magistrat. |
| Jean-Marc Nattier |
Portrait français, XVIIIe siècle |
Portraits féminins raffinés, souvent liés à l’aristocratie et au goût du XVIIIe siècle. |
| Léon Bonnat |
Portrait académique, XIXe siècle |
Grand portrait d’homme, portrait de notable, portrait officiel de la IIIe République, huile sur toile signée. |
| Carolus-Duran |
Portrait mondain, XIXe siècle |
Portrait de femme, portrait mondain, grand format, huile sur toile signée. |
| Giovanni Boldini |
Belle Époque |
L’un des grands portraitistes mondains de la Belle Époque, particulièrement recherché pour ses portraits féminins nerveux et élégants. |
| Paul-César Helleu |
Belle Époque |
Très apprécié pour ses portraits féminins, pastels, dessins et pointes sèches d’élégantes. |
| Jacques-Émile Blanche |
Fin XIXe-début XXe siècle |
Portrait d’écrivain, portrait d’artiste, portrait mondain, autoportrait, huile ou dessin signé. Intéressant lorsque le modèle est identifié. |
| Bernard Boutet de Monvel |
Art déco, XXe siècle |
Portrait Art déco, autoportrait, dessin préparatoire, portrait mondain, œuvre avec provenance. |
| Kees Van Dongen |
Fauvisme, École de Paris |
Artiste majeur pour le portrait moderne féminin, notamment les figures mondaines et les portraits stylisés. |
| Léonard Foujita |
École de Paris |
Recherché pour ses portraits, figures féminines, enfants, jeunes filles et dessins à la ligne fine. |
| Moïse Kisling |
École de Paris |
Portrait de femme, jeune fille, figure assise, souvent recherché lorsqu’il est signé et de bonne période. |
| Chaïm Soutine |
École de Paris, expressionnisme |
Très recherché pour ses portraits expressifs, notamment figures de cuisiniers, garçons d’hôtel, enfants de chœur et modèles populaires. |
| Marie Laurencin |
École de Paris |
Portraits féminins stylisés, aux tonalités douces, avec un marché actif pour les peintures et dessins originaux. |
| Jean-Gabriel Domergue |
Portrait mondain, XXe siècle |
Portrait de Parisienne, portrait féminin élégant. |
Quelques résultats de ventes d'œuvres de l'École de Paris présentées par ExpertiseEnLigne.com
|
|
|