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8 000 €
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Adjugé : Maisons japonaises et escargots par Hans Reichel
Cette aquarelle sur papier de Hans Reichel, intitulée Maisons japonaises et escargots, monogrammée R et datée 1929 en bas à droite, mesurant 20 × 28,5 cm, a été adjugée 8'000 € lors d’une vente aux enchères.
Plusieurs éléments peuvent expliquer l’intérêt suscité par cette œuvre. Le premier est la technique. Chez Hans Reichel, l’aquarelle n’est pas un support secondaire : elle correspond pleinement à son univers poétique et intérieur. La transparence du papier, la légèreté de la couleur et la liberté du trait permettent à l’artiste de créer des compositions où les formes semblent flotter.
Le second est le sujet, qui réunit deux motifs inattendus : une architecture imaginaire et un élément animal discret. Cette association donne à l’œuvre une dimension onirique, très représentative de l’imaginaire de Reichel. Il ne s’agit pas d’une scène descriptive, mais d’une image mentale, construite autour de signes, de formes et de petites présences mystérieuses.
La date de 1929 constitue également un élément important. L’œuvre appartient à une période ancienne de la production de l’artiste, au moment où son langage personnel s’affirme autour de l’aquarelle, de la poésie visuelle et d’un vocabulaire proche de l’univers de Paul Klee.
Enfin, la provenance renforce l’intérêt de cette feuille. L’œuvre aurait été offerte par l’artiste à Eva Jokl peu après son exécution. Elle est ensuite passée dans la collection des époux Santarelli-Mattei, puis dans la collection de Madame Malaubert, avant d’être conservée dans sa descendance. La notice indique également que l’aquarelle figure dans les archives manuscrites de Reichel avec la mention : « Peint le 8 février 1929, cadeau à Eva Jokl, 21 rue du Cherche-Midi ».
En résumé, une aquarelle ancienne, monogrammée, datée, documentée et présentant un sujet poétique caractéristique réunit plusieurs critères favorables lors d’une vente publique. Ce résultat de 8'000 € illustre l’intérêt des collectionneurs pour les œuvres sur papier de Hans Reichel lorsqu’elles sont à la fois sensibles, bien situées et accompagnées d’une provenance claire. Il ne constitue toutefois pas une valeur applicable à l’ensemble de sa production : chaque aquarelle doit être estimée selon son sujet, sa date, sa qualité, son état et son historique. BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE :
Hans Reichel (1892-1958) est un peintre allemand actif en France, dont l’œuvre est étroitement liée à l’aquarelle. Ami de Paul Klee, il partage avec lui un goût pour les formes légères, les signes, les lignes sensibles et les compositions où l’imagination prend le pas sur la description du réel.
Dans les années 1920, Reichel se rapproche des milieux d’avant-garde. Il rencontre notamment Kandinsky et Gropius au Bauhaus en 1924, avant de s’installer à Paris à la fin de la décennie. Mais son œuvre ne bascule jamais vers une abstraction froide ou strictement géométrique. Il développe au contraire un langage plus intime, fait de transparences, de petites architectures, de formes organiques et de motifs flottants.
L’aquarelle Maisons japonaises et escargots, réalisée en 1929, s’inscrit pleinement dans cette recherche. Son petit format, son titre étrange et son exécution délicate correspondent à une partie essentielle de l’œuvre de Reichel : celle d’un monde intérieur, délicat, presque musical, où chaque motif semble apparaître comme un signe.
Le lien avec Eva Jokl et la mention dans les archives manuscrites de l’artiste donnent à cette feuille une dimension supplémentaire. L’œuvre n’est pas seulement une aquarelle poétique : elle est aussi rattachée à un moment précis, à un destinataire identifié et à l’entourage parisien de Reichel. Sur le marché, la provenance peut renforcer la lisibilité et l’intérêt d’une œuvre.
Caractéristiques de l'œuvre vendue
| Élément |
Description |
| Artiste |
Hans Reichel (1892-1958) |
| Titre |
Maisons japonaises et escargots |
| Date |
8 février 1929 |
| Technique |
Aquarelle sur papier |
| Signature |
Monogrammée R |
| Dimensions |
20 × 28,5 cm |
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8 000 €
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Adjugé : Maisons japonaises et escargots par Hans Reichel
Cette aquarelle sur papier de Hans Reichel, intitulée Maisons japonaises et escargots, monogrammée R et datée 1929 en bas à droite, mesurant 20 × 28,5 cm, a été adjugée 8'000 € lors d’une vente aux enchères.
Plusieurs éléments peuvent expliquer l’intérêt suscité par cette œuvre. Le premier est la technique. Chez Hans Reichel, l’aquarelle n’est pas un support secondaire : elle correspond pleinement à son univers poétique et intérieur. La transparence du papier, la légèreté de la couleur et la liberté du trait permettent à l’artiste de créer des compositions où les formes semblent flotter.
Le second est le sujet, qui réunit deux motifs inattendus : une architecture imaginaire et un élément animal discret. Cette association donne à l’œuvre une dimension onirique, très représentative de l’imaginaire de Reichel. Il ne s’agit pas d’une scène descriptive, mais d’une image mentale, construite autour de signes, de formes et de petites présences mystérieuses.
La date de 1929 constitue également un élément important. L’œuvre appartient à une période ancienne de la production de l’artiste, au moment où son langage personnel s’affirme autour de l’aquarelle, de la poésie visuelle et d’un vocabulaire proche de l’univers de Paul Klee.
Enfin, la provenance renforce l’intérêt de cette feuille. L’œuvre aurait été offerte par l’artiste à Eva Jokl peu après son exécution. Elle est ensuite passée dans la collection des époux Santarelli-Mattei, puis dans la collection de Madame Malaubert, avant d’être conservée dans sa descendance. La notice indique également que l’aquarelle figure dans les archives manuscrites de Reichel avec la mention : « Peint le 8 février 1929, cadeau à Eva Jokl, 21 rue du Cherche-Midi ».
En résumé, une aquarelle ancienne, monogrammée, datée, documentée et présentant un sujet poétique caractéristique réunit plusieurs critères favorables lors d’une vente publique. Ce résultat de 8'000 € illustre l’intérêt des collectionneurs pour les œuvres sur papier de Hans Reichel lorsqu’elles sont à la fois sensibles, bien situées et accompagnées d’une provenance claire. Il ne constitue toutefois pas une valeur applicable à l’ensemble de sa production : chaque aquarelle doit être estimée selon son sujet, sa date, sa qualité, son état et son historique. |
Hans Reichel (1892-1958) est un peintre allemand actif en France, dont l’œuvre est étroitement liée à l’aquarelle. Ami de Paul Klee, il partage avec lui un goût pour les formes légères, les signes, les lignes sensibles et les compositions où l’imagination prend le pas sur la description du réel.
Dans les années 1920, Reichel se rapproche des milieux d’avant-garde. Il rencontre notamment Kandinsky et Gropius au Bauhaus en 1924, avant de s’installer à Paris à la fin de la décennie. Mais son œuvre ne bascule jamais vers une abstraction froide ou strictement géométrique. Il développe au contraire un langage plus intime, fait de transparences, de petites architectures, de formes organiques et de motifs flottants.
L’aquarelle Maisons japonaises et escargots, réalisée en 1929, s’inscrit pleinement dans cette recherche. Son petit format, son titre étrange et son exécution délicate correspondent à une partie essentielle de l’œuvre de Reichel : celle d’un monde intérieur, délicat, presque musical, où chaque motif semble apparaître comme un signe.
Le lien avec Eva Jokl et la mention dans les archives manuscrites de l’artiste donnent à cette feuille une dimension supplémentaire. L’œuvre n’est pas seulement une aquarelle poétique : elle est aussi rattachée à un moment précis, à un destinataire identifié et à l’entourage parisien de Reichel. Sur le marché, la provenance peut renforcer la lisibilité et l’intérêt d’une œuvre.
Caractéristiques de l'œuvre vendue
| Élément |
Description |
| Artiste |
Hans Reichel (1892-1958) |
| Titre |
Maisons japonaises et escargots |
| Date |
8 février 1929 |
| Technique |
Aquarelle sur papier |
| Signature |
Monogrammée R |
| Dimensions |
20 × 28,5 cm |
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